Bon j'en conviens ce titre est particulièrement provocateur et prétentieux. Voici donc quelques explications.
Cela fait plusieurs années que je milite au sein de comité d'organisation de prix de communication d'entreprise pour une cause pas très bien entendue : le papier et la toile doivent jouer dans les mêmes catégories.
Prenons les prestigieux prix Ujjef :
80% des prix décernés sont dédiés papier
20% concernent le on-line ou le multimédia
Pourtant, il y a plus de 3 ans qu'on m'invite à m'exprimer sur le sujet et que je reste sur ma position : " pas la peine de différencier la communication de l'e-communication dans vos prix ". Ce sont les mêmes responsables, ils vont tous vers le plurimédia, et en plus maintenant ils ont mis un pied dans le participatif (comprenez le web2.0)
Cela vaut pour le journal interne et l'intranet, mais aussi pour le rapport annuel, la communication externe, les relations presse...
Et bien aujourd'hui j'apprends que le comité d'organisation du prix Pulitzer vient de décider que les 14 prix qu'ils décerneront pourront concerner des titres papier, du on-line, ou du mixte. Ils n'ont pas décidé de rajouter un 15ème prix. (on se comprend)
Bref c'est le message et la stratégie qui reviennent au coeur et non le vecteur.
Et franchement je ne pense pas que j'avais raison trop tôt, je pense simplement que les situations établies sont toujours longues à faire bouger. Si tout ceci manque d'agilité après tout ce n'est pas très grave, le turn over générationnel aura son action qu'on le veuille ou non.